🌸 Holi au Népal : rituel sacré du printemps et de renouveau

🌞 Qu’est-ce que Holi au Népal ?

Au Népal, Holi est appelé Fagu Poornima. Cette fête a lieu lors de la pleine lune, dans le mois calendaire Hindou, Phagun, soit entre début mars et début avril.

Elle marque la fin des longs mois d’hiver. Le retour du soleil et des températures plus élevées correspond à ce moment de célébration.

Ainsi, Holi célèbre la lumière qui grandit et le renouveau de la nature.

🔥 La cérémonie du feu : célébrer la lumière

Tout d’abord, une cérémonie du feu a lieu la nuit précédant les célébrations.

Dans chaque village, une grande pile de bois est constituée. Chaque maisonnée apporte des bûches pour former un feu collectif.

La personne la plus ancienne du village, ou celle qui dirige la cérémonie, allume le feu. Il peut s’agir d’un dhami – jhankri, chamane népalais.

Autour des flammes, la communauté se réunit. Les participants jouent de la musique traditionnelle avec des tambours et des trompettes.

Ensuite, les voix s’élèvent et accompagnent les danses autour du feu.

Ce moment permet de :

  • laisser partir l’obscurité et le froid
  • amener des énergies de guérison
  • renforcer les liens dans la communauté

🏵️ Le rituel du mât sacré à Katmandou

À Katmandou, le festival commence par l’élévation d’un mât cérémoniel appelé chir. Ce mât est fabriqué à partir d’un pin coupé dans le district de Bhaktapur. Il est ensuite transporté en cérémonie jusqu’à Katmandou. Il est érigé à Basantapur, sur la place Durbar.

Le sommet du mât est entouré de bandes de tissu colorées. Au pied, des lampes à huile sont allumées et posées sur un sol recouvert de bouse de vache.

Les célébrants attachent également des fils colorés autour du tronc.

Ce mât symbolise à la fois l’union des énergies masculine et féminine et un étendard de victoire pour accueillir le printemps

Les tissus représentent les vêtements des Gopinis (adoratrices de Krishna).

Festival de couleurs lors des festivités de Holi au Népal

🌈 Le jour des couleurs : célébrer la vie

Le lendemain, la fête devient joyeuse et colorée. Elle célèbre la défaite de l’obscurité par les forces de la lumière.

Elle symbolise aussi l’union de la Terre, Dharti Mata, et du Ciel, Akash. Cette union marque la saison de fertilité de la nature.

Pour célébrer ce moment, les participants se lancent des poudres colorées. Ils se déplacent en petits groupes et se recouvrent de couleurs.

🔥 Le final du festival : feu et protection

À la fin du festival, le mât est abaissé.

La foule se précipite pour récupérer les bandes de tissu. Elles sont considérées comme des amulettes de protection contre les esprits malins.

Ensuite, le mât est transporté vers Tundikhel, une grande place à Katmandou. Il est brûlé lors d’un grand feu, dans lequel les femmes jettent des noix de coco.

Enfin, les participants ramènent chez eux des braises et des cendres pour purifier leur maison.

📜 Quelle est l’origine de Holi au Népal?

Holi était à l’origine un festival célébrant le printemps, les bonnes récoltes et la fertilité.

Les premières mentions remontent au IVe siècle. Il est aussi décrit dans une pièce sanskrite du VIIe siècle intitulée Ratnavali, écrite par Harsha.

Aujourd’hui, Holi est surtout associé à plusieurs légendes de la mythologie hindoue.

La première légende est celle de Holika et Prahlada, enfants d’Hiranyakasyapu

Hiranyakasyapu se considérait comme l’être le plus puissant de l’univers et voulait que tout le monde ne vénère que lui. Praladha, quant à lui, était un dévot du dieu Vishnu. Hiranyakasyapu tenta à maintes reprises de convaincre son fils de l’adorer, mais échoua lamentablement. Praladha continua donc à vénérer le dieu Vishnu. Il tenta de le tuer à plusieurs reprises, sans succès.

Hiranyakasyapu complota alors pour assassiner son fils âgé de 5 ans. Il ordonna à Holika, sa sœur, de tuer Praladha. Holika était censée être protégée du feu car dotée d’une robe ignifuge. Et finalement, elle emporta Praladha dans les flammes. Cependant, en raison de sa dévotion fidèle au dieu Vishnu, le dieu Krishna vint à son secours: le prince sortit indemne, tandis que Holika brûla à sa place.

Holika Dahan, qui signifie « la fin d’Holika », est aujourd’hui connu sous le nom de Holi. Les gens célèbrent encore aujourd’hui la mort d’Holika avec des couleurs. Ils fabriquent une réplique d’Holika en paille et la brûlent lors de la fête de Holi.

💕 L’histoire de Krishna et Radha

On raconte que Krishna se plaignait sans cesse à sa mère, Yasodha, et que toutes ses amies le taquinaient en le surnommant « le brun » (Kala). On dit qu’il aurait demandé à Yasodha pourquoi il était brun alors que toutes ses amies (les Gopinis, y compris sa bien-aimée Radha) avaient la peau claire.

Yasodha, à son tour, donna à Krishna différentes couleurs et lui demanda de les jeter sur le visage de toutes les Gopinis afin qu’elles aussi aient la peau foncée comme lui. Krishna apporta les couleurs et les appliqua sur toutes les Gopinis. Les Gopinis adorèrent ces couleurs, car elles étaient toutes follement amoureuses de Krishna et apprécièrent ce moment.

C’est l’une des légendes expliquant l’usage des couleurs lors des festivités de Holi.

Aujourd’hui, les couleurs symbolisent :

  • le bleu pour Krishna
  • le rouge pour l’amour et la fertilité
  • le vert pour le printemps et le renouveau
  • le jaune pour le curcuma et la prospérité

🌿 Créer ta propre cérémonie du renouveau

Cette cérémonie peut être réalisée au début du printemps ou à tout moment où vous souhaitez marquer la fin d’un cycle et le début d’un autre.

Elle peut célébrer :

  • la fin d’un projet important
  • une nouvelle relation
  • une naissance
  • un retour à la santé

Il s’agit d’honorer ces événements et le renouveau qui les accompagne.

Tu peux décider de célébrer ce passage, seul(e) ou avec tes proches.

🌍 En conclusion, Holi au Népal…

Holi est la fête la plus colorée des festivités népalaises, et très probablement du continent.

Elle célèbre le renouveau, la lumière et les cycles de la vie. À travers le feu, les couleurs et les rituels, elle marque le passage vers un nouveau commencement.


❓ FAQ / Questions Fréquentes – Holi au Népal

➤ Quand a lieu Holi au Népal ?

Holi a lieu lors de la pleine lune, dans le mois calendaire Hindou, Phagun, entre début mars et début avril.

➤ Que symbolise Holi ?

Holi symbolise le retour de la lumière, la fertilité et le renouveau.

➤ Pourquoi allume-t-on un feu ?

Le feu commémore la mort de Holika et symbolise la purification.

➤ Pourquoi utilise-t-on des couleurs ?

Les couleurs célèbrent la fertilité, la joie et la légende de Krishna et Radha.

🌿 L’Awen : Pouvoir du Souffle Sacré Celtique

🧠 Définition rapide de l’Awen

L’Awen est un concept celtique désignant un souffle d’inspiration divine. Il symbolise une énergie spirituelle créatrice, reliant l’humain à la nature et au divin, et jouant un rôle central dans la tradition des bardes et des druides.

⏱️ Temps de lecture : 6-8 min


✨ Introduction : L’Awen, un souffle ancien toujours vivant

Le concept d’Awen est l’un des piliers les plus fascinants de la spiritualité celtique. À la fois inspiration poétique, force créatrice et souffle divin, il traverse les siècles depuis les traditions orales des bardes jusqu’aux pratiques néo-druidiques contemporaines.

Mais l’Awen ne se limite pas à une simple idée spirituelle : il constitue un véritable pont entre l’humain, la nature et le divin, étudié depuis les textes médiévaux.


📜 Origines : entre textes anciens et tradition orale

📖 Les premières traces écrites

L’Awen apparaît dès le IXe siècle dans l’Historia Brittonum de Nennius, où il est associé à la figure de Talhaern Tad Awen, soulignant son importance dans la tradition bardique galloise.

Mais c’est surtout dans le Livre de Taliesin (XIIIe–XIVe siècle) que le concept prend toute sa dimension. Ce manuscrit contient plusieurs occurrences du terme, ainsi que des expressions proches comme ogyrven, désignant l’inspiration poétique sacrée.

Un extrait emblématique du manuscrit Hanes Taliesin illustre cette idée (extrait du poème légendaire Angar Cyfundawt) :

« Je chante la sagesse poétique, je la tire des profondeurs (Awen a ganaf, o dwfyn ys dygaf)
C’est une rivière qui coule, je sais qu’elle le doit
(Auon kyt beryt : gogwn y gwrhyt)
Je sais qu’elle fluctue, je sais qu’elle coule (Gogwn pan dyueinw, gogwn pan dyleinw)
Je sais quand elle déborde, et quand elle se tarit (Gogwn pan dillyd, gogwn pan wescryd).
Je sais combien de créatures vivent sous la mer. (Gogwn pet pegor, Yssyd y dan vor.)»

L’Awen y est décrit comme un flux vivant, une énergie en mouvement, comparable à une rivière spirituelle. L’Awen est le souffle de l’inspiration bardique, tout en réflétant la profondeur.

symbole de l'awen avec le druide Merlin et un barde celte

🌬️ Étymologie : le souffle à l’origine de la création

Le mot Awen dérive de la racine indo-européenne -uel (« souffler »), liée à :

  • awel (brise en gallois)
  • awen (vent en cornique)
  • proto-celtique āwenā

👉 Cette origine renforce une idée essentielle : l’Awen est un souffle vital, invisible mais créateur

Ce concept se rapproche d’autres traditions universelles :

  • Prana (hindouisme)
  • Ruach (tradition hébraïque)
  • Furor poeticus (monde gréco-romain)

🧙‍♂️ L’Awen dans la tradition bardique et druidique

Dans les sociétés celtiques, les bardes et les druides étaient les gardiens du savoir.

  • Les bardes transmettaient la mémoire et la sagesse par la poésie et la musique
  • Les druides incarnaient la philosophie, la spiritualité et l’enseignement

👉 L’Awen était leur source commune : une inspiration sacrée, reçue comme une révélation

Cette transmission était essentiellement orale, ce qui explique pourquoi il est difficile à saisir historiquement.


🌀 L’Awen comme état de conscience

👉 Les recherches modernes interprètent souvent l’Awen comme un état modifié de conscience

Comparable à la transe chamanique, il permettrait :

  • d’accéder à des connaissances profondes
  • de se connecter au monde invisible
  • de canaliser une inspiration non rationnelle

Ces états étaient induits par le chant, la poésie, la méditation, les rituels.

Il devient alors une expérience vécue, et non un simple concept.


🔥 Son symbole /|\ : un langage universel

Le symbole moderne de l’Awen — trois rayons surmontés de trois points — est riche en significations.

Ce symbole s’est popularisé au XVIIIe siècle grâce à Iolo Morganwg, figure du renouveau druidique et fondateur du National Eisteddfod of Wales (1792).

Il est aujourd’hui utilisé dans le Gorsedd of Bards of the Islands of Britain.

Les trois rayons peuvent représenter :

  • l’homme, la femme et l’esprit
  • terre, mer et air
  • lumière, amour et vérité
  • le monde d’en bas, du milieu et d’en haut
  • ou encore les cycles solaires (solstices et équinoxes)

👉 Ils symbolisent surtout : l’équilibre, l’harmonie et l’illumination


🔊 L’Awen comme son primordial

👉 Dans la tradition bardique moderne, il est aussi vu comme le premier son de la création. Il se décline en trois vibrations :

  • O (correspondant à la première partie /)
  • I (correspondant à la partie centrale |)
  • OU (correspondant à la partie de droite \)

De ce son aurait émergé des rayons de lumière, qui auraient fait place à la création, à l’ordre cosmique et à la vie dans toutes ses manifestations.


✝️ Christianisation et transformation du concept

👉 Avec la christianisation des peuples celtes, l’Awen a été réinterprété comme une forme d’inspiration divine liée à l’Esprit Saint.

Cette adaptation a permis au concept de survivre, même si ses racines païennes ont été partiellement transformées.


🎓 L’Awen dans les recherches universitaires modernes

Les études contemporaines (notamment dans Cambrian Medieval Celtic Studies ou Études Celtiques) s’intéressent à son origine linguistique, son rôle culturel et son évolution historique.

Les chercheurs sont divisés entre le fait de voir l’Awen comme un concept authentiquement ancien et de le voir comme une reconstruction néo-druidique moderne.


🌍 L’Awen et ses équivalents dans le monde

ConceptCultureSignificationCaractéristiques clés
AwenCeltique (Gallois, Breton)Inspiration poétique, souffle créateur État modifié de conscience, lien avec nature
Imbas ForosnaiIrlandaisInspiration poétique, transe prophétiquePratique méditative, interdite avec christianisation
PranaHindouismeÉnergie vitale, souffle de vieForce spirituelle, lien entre corps et esprit
RuachHébraïqueSouffle divin, espritConcept biblique, force divine
Furor PoeticusGréco-romainInspiration extatique / poétique, fureur créatriceAssocié aux Muses, état d’exaltation
WakaJaponaisPoème, inspiration poétiqueExpression artistique, lien avec nature

👉 L’Awen s’inscrit dans une expérience humaine universelle.


🌿 L’Awen aujourd’hui : entre spiritualité et renaissance moderne

Le concept d’Awen est aujourd’hui largement repris dans le néo-druidisme, les pratiques spirituelles contemporaines et le développement personnel.

Il est utilisé pour :

  • stimuler la créativité
  • approfondir la méditation
  • se reconnecter à la nature

👉 L’Awen devient ainsi un outil d’éveil et de transformation intérieure


💫 Conclusion : L’Awen, un pont entre les mondes

L’Awen est bien plus qu’un héritage culturel.
C’est une force vivante, un souffle créateur universel.

L’awen est un concept ancien et complexe, profondément enraciné dans la culture celtique, qui a évolué au fil des siècles à travers les textes médiévaux, les traditions orales et les pratiques druidiques. Il incarne l’inspiration poétique et spirituelle, le souffle créateur qui relie l’humain au divin et à la nature. Les interprétations anthropologiques le lient à des états modifiés de conscience et à des pratiques chamaniques, tandis que les recherches modernes soulignent son rôle central dans la culture celtique et son adaptation contemporaine dans le néo-druidisme.

Le symbole de l’awen, riche en significations, continue d’inspirer et de fasciner, témoignant de la pérennité de ce concept et de son importance dans la quête humaine de sens, de créativité et de connexion spirituelle. L’awen demeure ainsi un pont vivant entre le passé ancestral et les aspirations contemporaines, entre la nature et l’esprit, entre l’humain et le divin.

Il nous rappelle une chose essentielle : l’inspiration est sacrée, et elle circule en chacun de nous.

Beltaine, la fête du feu de la fertilité

Beltaine, une fête culminant entre l’équinoxe du printemps et le solstice d’été

Les grandes fêtes celtiques utilisent le feu sur la terre comme symbolique du soleil dans le ciel. Par des rituels, les celtes s’assuraient de la bienveillance du soleil dans les cycles annuels.

À mi-chemin entre l’équinoxe de printemps et le solstice d’été, Beltaine est la fête du feu de Bel, du coucher du soleil du 30 avril à celui du 1er mai, symbolisant le retour de la chaleur du soleil, source de lumière qui va fertiliser les semences. Beltaine est alors le symbole de la fertilité mais aussi de la joie de vivre.

D’un point de vue mythologique Beltaine, symbolise l’union de Cernunnos avec la déesse mère. Cernunnos est la déité celte de la nature, reflétant le cycle de la vie, de la germination à la mort, et représente aussi la puissance masculine et la fécondité.  De leur union, le monde devient fécond et vigoureux. Comme pour Samain (nuit du 30 octobre au 1er novembre), les frontières avec l’Autre Monde devenaient plus minces pendant Beltaine. Il restait alors imprudent d’offenser les esprits qui pouvaient rôder alentour.

Représentation de Cernunnos, copie du chaudron de Gundestrup. (c) Céline G./Energia Spirit

La coutume

Traditionnellement à cette date, un mât enrubanné est planté dans le sol, et une danse se réalise autour. Le mât en lui-même symbolise le phallus qui va fertiliser la terre.  Des feux de joie sont allumés pour célébrer l’été, pour amener le soleil à réchauffer la terre. Néanmoins, avant d’être synonymes de joie, ces feux étaient avant tout des feux de purification et de protection contre les maladies, les événements climatiques, etc. En effet, Beltaine ouvre la saison du pâturage. Selon la coutume rapportée par Cormac au IXè siècle, les druides allumaient deux feux, entre lesquels on faisait passer le bétail, rituel de fécondité et de purification pour protéger le bétail contre la maladie.

Beltaine accueille donc l’été et la chaleur du soleil qui fait mûrir les cultures.

Comme le soleil, le feu donne la vie et la détruit. Le feu nettoie, purifie. De ses cendres, renaît une végétation fertile.

Sauter par-dessus le feu de Beltaine renforçait la fertilité et portait chance. Beltaine symbolise non seulement la fertilité, mais aussi la joie de vivre dans ses plaisirs plus terrestres.

Rituel pour célébrer Beltaine

Comment fêter Beltaine ?
Rassemblez-vous autour d’un feu ou de quelques bougies qui symboliseront cet élément feu. Vous pouvez aussi embellir votre espace avec des fleurs fraîchement cueillies. Avec conscience, passez ou sautez au-dessus de ce feu qui vous protégera et purifiera.

Et si l’envie vous prend, construisez un mât de Beltaine, avec plusieurs rubans de couleurs, plantez – le dans la terre et danser autour !

Profitez de cette période fertile pour semer des graines ou planter de jeunes pousses d’arbres.

Célébrez l’amour, l’abondance, la joie !

Yule, le retour de la lumière

Un héritage du calendrier celte

Au IVè siècle, les chrétiens représentaient une minorité répartie très inégalement à travers l’Empire romain, essentiellement en Orient et en Afrique du Nord. L’empereur Constantin Ier était au départ un païen polythéiste qui honorait Sol Invictus, même s’il s’intéressait depuis longtemps au christianisme. Finalement Constantin finit par adopter le christianisme comme religion personnelle et fait du jour du soleil païen (dies solis), le dimanche, un jour de repos légal. Peu à peu avec Constantin Ier, ce qui s’impose dans toute l’Europe c’est une religion unique, un calendrier unique et une interdiction des autres cultures.

« Presque imperceptiblement, les coutumes païennes s’introduisirent dans l’Église ; la conversion nominale de l’empereur au début du IVe siècle causa de grandes réjouissances : le monde, couvert d’un manteau de justice, entra dans le christianisme de Rome. Alors, l’œuvre de la corruption fit de rapides progrès. Le paganisme paraissait vaincu, tandis qu’il était réellement vainqueur : son esprit dirigeait à présent l’Église romaine. Des populations entières qui, malgré leur abjuration, étaient païennes par leurs mœurs, goûts, préjugés et ignorance, passèrent sous les étendards chrétiens avec leur bagage de croyances et de pratiques superstitieuses. Le christianisme à Rome adopta et intégra une grande partie du système de l’ancien culte impérial ainsi que ses fêtes qui prirent toutes des couleurs plus ou moins chrétiennes. » – Arthur Beugnot

La religion a calqué son calendrier sur les croyances préchrétiennes. Jésus incarne le verbe et la lumière et ce n’est donc pas un hasard que la naissance du Christ tombe en période où la lumière est festoyée.

Il faudra attendre le 20e siècle pour voir réapparaitre nos racines spirituelles et culturelles.

Le mot « Noël » provient de « nouveau hélios », la naissance d’un nouveau soleil, le nouveau « heol » :  heol qui signifie soleil en Breton. Alors que le terme Yule nous arrive du Nord scandinave. Yule est la célébration du milieu de l’hiver qui symbolise le retour de la lumière

Dans les traditions païennes, à partir du solstice, on comptait 12 nuits : chacune de ces nuits enfantait le mois correspondant de l’an à venir. Appelés « les vieux jours » ou la « vieille semaine » dans le druidisme, pendant ces 12 jours, on notait ce qui se passait à chacun de ces jours afin de prévoir ce qui allait se passer l’année qui suivait. Cette période de l’année était propice à l’inactivité et l’introspection.

Yule
le gui de Yule

Rituels de Yule

Aujourd’hui, nous pouvons célébrer ce passage à la lumière et un retour à soi avec des simples rituels :

  • Allumer des bougies, danser, chanter,
  • Écrire sur un papier ce que vous souhaitez voir transformé pour ensuite le brûler dans le feu 
  • Se promener dans les bois et récolter des pommes de pin, des fruits pour faire un autel naturel que vous pouvez compléter avec de l’hydromel, une bûche naturelle, des branchages, du lierre, des chandelles comme symbole de lumière.

Dans tous les cas, le plus important c’est l’intention mise dans chaque objet. Vous pouvez bien entendu inviter vos ancêtres à se joindre au rituel. Vous pouvez aussi orienter votre rituel en suivant les 4 directions : l’est comme représentation de l’air, le nord portant la terre, le sud connecté au feu, l’ouest pour l’énergie de l’eau.

En cette période de l’année, les énergies telluriques sont au plus bas alors que les énergies cosmiques sont au plus haut. Ralentissez, laissez-vous porter par une introspection. Faites le bilan de cette année.

Comme la terre se nourrit des feuilles mortes tombées à l’automne, notre être se nourrit des expériences du passé. Remercions ces opportunités, transformons-les en ressource pour mieux nous impulser vers notre futur, vers une nouvelle année prospère.

Source :

Beugnot A. (1835), Histoire de la destruction du paganisme en Occident, vol. 2, p. 264-266.

Ostara, Eostre : le retour à la fertilité

La festivité celte du printemps

Autour du 20 mars, sur l’hémisphère nord, nous célébrons le retour du printemps. C’est un moment qui marque un équilibre entre le jour et la nuit, l’équinoxe. C’est aussi le retour de la lumière et le retour à la fertilité de la terre avec les premières pousses qui commencent à émerger de la terre, les bourgeons qui apparaissent timidement sur les branches des arbustes et arbres, les oisillons qui quittent leur nid, et les lièvres bondissaient dans les herbes pour se faire la cour. La lumière triomphe sur les ténèbres. Les jours sont plus doux, plus longs et plus animés. Energie et passion sont deux autres symboliques de cette période. Les deux polarités, féminine (lune-nuit) et masculine (soleil-jour), s’équilibrent et s’unissent pour rendre la vie féconde.

Ostara Eostre

Après un dur hiver, le renouveau de la vie et de la Terre est associé à la déesse anglo-saxonne de la fertilité : Éostre, elle-même souvent apparentées aux déesses de l’Aurore, Aurora pour les romains et Eos pour les grecs.  Ces déesses avaient alors la mission d’ouvrir le matin, laissant entrer la lumière du jour. Symbole de l’Aurore, de l’Aube, la direction associée est bien celle de l’Est (East en anglais, qui donne forme à Easter, « Pâques »).

L’équinoxe du printemps est aussi associé à la déesse germanique Ostara, qui vient du mot « ost » signifiant « Est ». Ostara est la déesse de la fertilité, de la terre, de la nature et de la jeunesse

Les animaux associés à cette période de fertilité sont les poussins, les lapereaux, les canetons, les oisillons. Le lapin ou le lièvre, auparavant associé à la lune, est aussi un symbole de fertilité.

Les couleurs associés à Ostara sont le jaune du soleil et le vert de la nature.

Rituels appropriés pour ces jours de renouveau

  • Le ménage de printemps avait commencé avec Imbolc, début février. Aujourd’hui, il est temps de finaliser ce grand ménage, sur tous les secteurs de votre vie et sur tous les plans, en chassant d’un coup de balai les énergies stagnantes voire nuisibles. Vous pouvez donc prendre votre balai et chassez depuis l’intérieur de votre maison ou appartement, symboliquement et physiquement ce dont vous n’avez plus besoin. Passez le balai dans chaque pièce, depuis les coins opposés à la porte, pour les amener vers la porte de la pièce puis les chasser par la porte principale, avec gratitude. Vous pouvez ensuite passez de l’encens (Copal, Benjoin…) ou enfumer avec de la sauge blanche, du romarin, etc chacune des pièces, puis aérer. Et n’oubliez pas de vous passer également à la sauge ou à l’encens afin de vous libérer également.
  • La célébration de la vie et de la fertilité se concrétise par les œufs que vous pouvez peindre avec des couleurs vives. Utilisés autre fois dans les rites sacrés avant d’être mangés, les œufs représente la genèse du monde, où la vie sort de l’obscurité pour découvrir la lumière.
  • Pour célébrer le réveil de la Terre, vous pouvez également faire dans les prochains jours, une promenade au contact de la nature, les pieds nus, y cueillir les premières fleurs fraîches de l’année, et exprimer votre gratitude pour son épanouissement, son éclosion. Observez les bourgeons naissants, écoutez les bourdonnements des insectes. Vous pouvez également jardiner, planter des graines ou tout simplement profiter de la chaleur du soleil. Dans tous les cas, profitez de ce moment pour vous enraciner, et prendre une longue et profonde respiration pour accueillir ce renouveau.
  • Ostara est aussi un moment idéal pour impulser de nouveaux projets, de créer, de d’insuffler un changement. Alors, prenez votre meilleure plume et dessiner vos souhaits, affirmer vos envies, décréter vos désirs. Faites-le en y insérant un maximum de détails : date, lieu, images, son, sensation, environnement…
  • Prenez un moment pour méditer assis ou allonger sous un arbre, et profitez de l’instant présent, en observant ce qui vous entoure, en souriant à la vie.

          
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La tradition païenne celte d’Imbolc

Imbolc

Une des grandes fêtes principales du calendrier celte

Dans le calendrier celte, le 1er février est marqué par la fête d’Imbolc ou Ymbolc.

Imbolc est associé au Nord, à l’Hiver, à la Nuit, au Bleu Indigo, au Blanc (Gwen), à la pureté (Gwven), à la lune, à l’eau lustrale et donc au système qui accompagne le rein qui purifie notre corps au quotidien.

C’est à la fois la purification, la libération de l’esprit et la levée de la retraite d’hiver pour accueillir le printemps.

Pour qu’il y ait de la vie, il faut être débarrassé des impuretés.

La légende dit qu’Imbolc vient de l’Irlandais, signifiant « dans le ventre », associant cette époque à la brebis gestante, dont la montée de lait annonce la mise à bas prochaine.

Imbolc est la période pendant laquelle nous nous préparons à sortir de l’hiver. C’est le retour des travaux dans les champs. Les jours s’allongent et se réchauffent. Les pousses vertes apparaissent à nouveau, après un long sommeil hivernal. A cette période on vérifie que les outils sont prêts à être utiliser, que tout est en ordre, afin que la communauté se remette en marche. Il est donc un temps de préparation avant le labeur. Pour cela on commençait à créer les sillons qui accueilleront les premières semences. Et le nettoyage de printemps commençait à prendre matière.

Emergeant du sol encore très froid, le perce-neige est le symbole de cette époque : symbole de la joie de la poussée, de la renaissance, de la vie qui triomphe. C’est l’espoir du renouveau. La vie reprend ses droits.

Rituels associés à Imbolc

En cette période, vous pouvez invoquer la déesse celte Brigid afin de purifier et protéger votre maison.

Il est aussi nécessaire que vous finissiez les tâches inachevées de l’hiver et que vous alliez ensuite fêter ce passage en marchant, en conscience, dans la nature, à la recherche de la renaissance, du printemps qui revient. Ouvrez vos sens …

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Fractal : Nous sommes la réplique miniature de l’univers.

Chaque âme représente exactement l'univers tout entier.

Quantique ou poésie ?

Chaque substance représente l’univers entier à sa propre échelle.

Chaque substance est un miroir de l’univers.

Chaque substance est une repraesentatio mundi.

Les représentations du monde dans chaque substance offrent le caractère individuel de chaque monade, avec une perspective différente : il n’y a pas deux substances identiques car elles représentent toutes l’univers à partir de points de vue différents.

Et pourtant, même si au niveau individuel les représentations sont différentes, quelque chose les unit : Le monde, dans sa totalité, est dans l’âme, dans les substances. Et en même temps, les substances sont dans le monde. Ainsi, il existe une relation étroite entre macrocosme et microcosme.

Microcosme et macrocosme : une interrelation mise en évidence par le fractal

« Or cette liaison ou cet accommodement de toutes les choses créées à chacune et de chacune à toutes les autres, fait que chaque substance simple a des rapports qui expriment toutes les autres, et qu’elle est par conséquent un miroir vivant perpétuel de l’univers. »

« Et, comme une même ville regardée de différents côtés paraît tout autre, et est comme multipliée perspectivement, il arrive de même que par la multitude infinie des substances simples, il y a comme autant de différents univers, qui ne sont pourtant que les perspectives d’un seul selon les différents points de vue de chaque monade. »

« Ainsi quoique chaque monade créée représente tout l’univers, elle représente plus distinctement le corps qui lui est affecté particulièrement et dont elle fait l’entéléchie : et comme ce corps exprime tout l’univers par la connexion de toute la matière dans le plein, l’âme représente aussi tout l’univers en représentant ce corps, qui lui appartient d’une manière particulière. » 

– Leibniz, dans La Monadologie

Les représentations que l’âme produit pour elle-même répondent de manière naturelle aux changements produits dans l’univers. Ce qui bouge et en même temps reflète la substance, c’est l’unité. Nous sommes continuellement interconnectés : rien n’est isolé, rien n’est étanche. Chaque substance forme un monde séparé, fermé et indépendant, à l’image de l’univers total.

Tout ce qui arrive à la substance est déjà contenu en elle-même : présent, passé et futur. C’est dans ce lieu de potentialités que nous allons chercher des informations lors des lectures d’annales akashiques.

Tout cela explique aussi les répétitions de schémas, la psycho-généalogie, la souffrance dans notre vie actuelle des expériences passées de nos ancêtres. Par conséquent, lorsque nous prenons conscience des blocages du présent et du futur potentiel, nous guérissons notre passé, nous guérissons notre lignée.

Si vous souhaitez dépasser une répétition du schémas, un blocage dans votre vie actuelle, n’hésitez pas à demander une lecture des mémoires akashiques.

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Les Archives Akashiques : un savoir d’aujourd’hui, d’hier et de demain

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Que sont les archives akashiques ?

Les Archives Akashiques (ou Mémoires Akashiques ou Annales Akashiques) sont le savoir présent et passé de toute chose, l’enregistrement individuel du voyage d’une âme depuis sa conception, jusqu’à son retour, aussi bien que les possibilités de son déploiement dans le futur. On se réfère aux Archives Akashiques virtuellement dans tous les anciens enseignements spirituels.

Au moment où nous prenons la décision d’expérimenter la vie comme entité indépendante, un champ d’énergie est créé pour enregistrer chaque pensée, mot, émotion et action générés par cette expérience. Ce champ d’énergie constitue les Archives Akashiques. Akashiques, parce qu’elles sont composées d’Akasha (la substance énergétique dont toute vie est constituée) et Archives, parce que son objectif est d’enregistrer toute expérience de vie.

En ouvrant les Archives Akashiques avec une prière sacrée, nous nous alignons sur la vibration de celui qui reçoit la lecture. La prière fonctionne avec des vibrations énergétiques pour pénétrer dans le « nom » spécifique de la forme de vie et porte en elle la protection à travers les Maîtres, Enseignants et les Êtres Aimés.

Les informations des Archives Akashiques nous aident à amener notre présent, passé et futur dans notre maintenant. En accédant aux Archives Akashiques, nous pouvons identifier et relâcher tout ce que nous avons créé et qui est devenu un blocage à notre réalisation présente de l’unité avec l’Univers. L’énergie de guérison des Archives Akashiques nous donne la liberté de choisir la grâce en toutes choses ; donc, de dépasser toute illusion que nous avons créée.

Nous pouvons regarder les raisons pour lesquelles nous avons des schémas addictifs ou répétitifs, pourquoi nous choisissons les relations que nous avons, pourquoi nous avons créé nos réponses habituelles et comment créer l’action dans nos vies au lieu de la ré-action.

En quoi consiste la consultation des Archives Akashiques ?

Une consultation des Archives Akashiques consiste en l’ouverture des Archives de votre âme, avec votre autorisation, et permet d’accéder aux informations de ce niveau spirituel sacré et profond. Les perceptions, éclairages et guidances que vous recevrez de cette expérience seront utiles pour résoudre les défis de la vie courante. Elles amèneront votre attention et votre énergie au moment présent, qui vous permet de concentrer votre compréhension sur comment atteindre votre mission de vie.

Cette session vous aide à gagner de la clarté dans votre croissance spirituelle et personnelle pour votre bien le plus élevé. En accédant à vos Archives Akashiques, je m’ouvre aux informations disponibles dans les Archives et m’autorise à recevoir et dire ce qu’il me vient directement. Parce que les informations des Archives sont si vastes, il est essentiel que vous prépariez une liste de questions. Prenez le temps de réfléchir à des zones de votre vie dans lesquelles vous désirez plus de clarté. Nous travaillerons avec vos questions. Votre ouverture d’esprit et de cœur détermine pour une bonne part ce qui arrive durant une session. Sachez que les informations seront délivrées avec amour.

Tout conseil et guérison donnés et reçus dans cette session seront partagés afin de vous aider et je les garderai confidentiels. Vous pouvez choisir de partager cette expérience avec d’autres. Cependant, sachez que vous êtes seul responsable des résultats du partage de ces informations et de la revue de cette session dans le contexte de votre propre vie.

Vous remarquerez les effets de cette session immédiatement, des mois plus tard, ou les deux. Être dans l’énergie de vos Archives, en elle-même, vous apportera la guérison, que vous en soyez conscient ou non.

Quel type de questions puis-je poser en séance ?

Pour rappel : il n’est pas nécessaire d’envoyer les questions à l’avance.

Préférez les questions ouvertes commençant par comment, en/de quoi, qu’est-ce qui/que, quel :

  • Quel est mon plus grand défi/peur en ce moment ? Quelle en est la source ? Quelles sont mes ressources pour le résoudre ? Quelle leçon dois-je apprendre de ceci ?
  • Avec quels talents suis-je né(e) ? Lesquels ai-je besoin d’utiliser maintenant pour continuer ma croissance spirituelle et personnelle ?
  • Quelle est la problématique sous-jacente entre_________ (mère, patron, époux, etc.) et moi ? Qu’ai-je besoin de savoir sur cela ? Comment puis-je résoudre cela ?
  • Quelles ressources puis-je utiliser pour m’aider en tant que parent ? Dans mon mariage ?
  • Que dois-je apprendre ou savoir de [événement/situation/problèmatique… ? comment puis-je le résoudre ?
  • Quelle est la partie de moi qui résiste/doute ? Comment cela m’empêche-t-il d’avancer ? A quelle période de ma vie s’est-elle exprimée pour la première fois ? Quelle en est la source ? Que puis-je faire pour y remédier ? Qu’ai-je à en apprendre ?
  • Quelle est la croyance erronée qui opère dans ma vie actuellement et qui fait que j’expérimente la vie de la manière dont je l’expérimente ? D’où vient cette croyance ? Comment est-ce que je la libère, la transforme ou la guéris ?
  • De quoi mon enfant intérieur est-il le plus effrayé ? Quelle en est l’origine ? Comment cela impacte-t-il ma vie ? Comment est-ce que cela me retient dans ma vie ? A quel endroit de mon corps est-ce que cela se manifeste ? Que dois-je donner à mon enfant intérieur pour le rassurer ?
  • Quel est le plus grand schéma d’auto-sabotage qui opère dans ma vie ? Comment se manifeste-t-il ? Quelle en est l’origine ? Comment affecte-t-il mes relations ? ma vie ? mes finances ? ma santé ? Qu’ai-je à en apprendre ? Comment puis-je le changer, le transformer ou le guérir ?
  • Quel est le schéma répétitif qui s’opère le plus dans mes relations personnelles ? D’où vient-il ? Qu’ai-je à apprendre de cela ? Comment impacte-t-il ma vie ? Ce schéma peut-il s’éliminer ou être modifié de quelconque manière ? Comment ?
  • Que dois-je faire pour avoir plus de ____________ dans ma vie ? Qu’est-ce qu’il me manque ? Comment puis-je le retrouver ? Comment le concrétiser ?
  • Dans la relation interpersonnelle la plus difficile que j’ai actuellement, quel aspect de [nom de la personne avec qui j’ai un problème relationnel] fait miroir avec mon être ?
  • Quel message est-ce que mes assistants spirituels (Anges, Guides, Maîtres, etc.) veulent me transmettre en ce moment ?
  • De quel animal puis-je utiliser les qualités dans ma vie actuelle ? quelles sont ses qualités ?
  • Avec quelle vie antérieure puis-je me connecter pour récupérer confiance/force/responsabilité/sécurité… ?
  • Quelle est ma passion ?
  • Comment puis-je gérer le stress ?
  • Que puis-je faire pour être plus satisfait sur mon chemin spirituel ?
  • Qu’ai-je besoin de savoir d’autre ?

À qui pouvons-nous ouvrir les Mémoires Akashiques?

Nous pouvons ouvrir les Archives Akashiques pour soi-même, pour les autres, et nous pouvons aussi ouvrir les Mémoires Akashiques des animaux, des plantes, des sites sacrés, d’un lieu, d’un bâtiment, d’un groupe de personnes ou d’animaux, d’un endroit dans la nature… Il peut être intéressant de creuser l’information sur notre relation avec ce lieu, cet animal ou cette plante à laquelle nous ouvrons les Archives Akashiques.

Samain : l’entre deux mondes

Le Nouvel An du calendrier celte

Samain ou Samhain marque le début de l’hiver et célèbre le Nouvel An Celte, de la nuit du 31 octobre au 1 er novembre. Lors de cette nuit, la frontière entre le monde des morts – Annwn, le royaume des esprits et des Dieux de l’Autre Monde – et le monde des vivants est très fine. Les esprits peuvent alors déambuler sur la terre et les humains peuvent alors visiter l’Autre Monde. C’est aussi le passage de la saison claire à la saison sombre, qui marque une rupture dans la vie quotidienne : la fin des combats pour les guerriers et la fin des travaux agraires pour les agriculteurs-éleveurs…

Au Ier siècle avant J.C, Le calendrier gaulois de Coligny mentionne Samain sous la mention Tri nox Samoni (les trois nuits de Samain), durant le mois de Samonios. A la fin du XIè siècle, en Irlande, des grandes assemblées se déroulaient à Samain.

Samhain et le moiis Samonios

Calendrier dit de Coligny présentant une inscription du mois gaulois SAMON [IOS].

Morrigan et Daghda sont les guides associés à Samhain.

Légendes et coutumes

La légende nous raconte que tout inconnu pouvait être un dieu déguisé ou un esprit malfaisant lors de cette nuit. Ce qui pourrait expliquer la tradition récente d’Halloween où les enfants vont de porte à porte en criant « Trick or Treat », soit « un don ou un tour ». Il fallait donc offrir l’hospitalité aux inconnus afin de s’assurer qu’ils ne causent aucun problème à l’hôte et aux siens.

Samain était célébré avec des feux de joie, dans lequel les os d’animaux étaient jetés en offrande aux dieux afin de leur demander clémence et générosité pour toute l’année à venir. Les troupeaux d’animaux qui revenaient des champs étaient conduits pour passer entre deux feux pour porter chance et santé, avant de rejoindre leur abri pour l’hiver.

feu de Samhain
Pixabay

Dans les maisons, les propriétaires avaient pour coutume de balayer la maison de l’entrée vers le fond, pour libérer l’habitation des vieux problèmes et la préparer à l’accueil des bonnes choses à venir.

D’autres coutumes associent Samain au pronostic de mariage :

  1. Peler une pomme en une seule longue bande et la jeter derrière l’épaule. En regardant la forme de la pelure, celle-ci devrait donner l’initiale du nom de votre future épouse.
  2. Attraper avec les dents des pommes flottnat dans un tonneau plein d’eau : le premier à y arriver se marierait le premier.
  3. Se regarder dans un miroir à la lueur d’une chandelle : les esprits apparaissent alors derrière sous forme vaporeuse afin d’apporter un message de l’au-delà.

Jusqu’au début du XXè siècle, une croyance bretonne voulait que les âmes des morts revenaient la nuit du 31 octobre au 1er novembre et lors des nuits des solstices. Avant d’aller se coucher, nous devions laisser de la nourriture sur la table et une bûche allumée dans la cheminée pour qu’ils puissent se chauffer.

Rituels associés à cette date 

  1. Nettoyer votre maison pour libérer les vieilles mémoires.
  2. Préparer des pommes caramélisées pour les enfants venant frapper à la porte au nom d’Halloween, et traiter les avec bienveillance, au cas où il s’agissait d’esprits déguisés.
  3. Inviter vos proches à un banquet de Samain, avec un plat de viande (sanglier, porc), du pain et des pommes.

Sources 

Taylor, J. (2007).  Le Livre des Symboles Celtes. Ed. Contre-Dires

Green, M.J (1995). Mythes celtiques. Ed. Points

Cretin, N. (2003).  Inventaire des Fêtes de France

Le Chan de Castiñeira : Le passage entre deux mondes

Le Chan de Castiñeira (Galice) : le passage entre deux mondes

Le Chan de Castiñeira se situe près de Pontevedra dans la région de Galice, en Espagne. Il serait une nécropole constituée d’une tombe collective construite il y a plus de 6000 ans. Le tumulus a un diamètre de 26 mètres.

Sur la partie supérieure du tumulus, se trouve un dolmen qui n’est autre que le couloir d’accès à la chambre funéraire mégalithique. Dans sa signification matérielle comme spirituelle, ce couloir représente cet espace entre deux mondes : celui des vivants et celui des morts. L’orientation du couloir donne à l’Est, là où émerge le soleil. Le passage physique et sur d’autre dimension vers la mort se fait alors vers l’Ouest. Pour les celtes, l’ouest est associé à l’autre monde, mais aussi, à l’eau et à l’océan. On peut d’ailleurs rencontrer une légende à San Andrés de Teixido, au nord de la Galice, qui rapporte que les barques emportaient les corps sans vie vers l’ouest.

A l’intérieur du dolmen, les pierres étaient peintes ou gravées avec des motifs géométriques.

Possiblement le Chan n’était pas seulement une tombe, mais aussi un lieu de rencontres familiales, de trocs, de cérémonies religieuses païennes… Divers objets y ont été trouvés lors des excavations : pointe de flèche, céramique, pierres poulies…